La guerre au jour le jour en février 2016

Janvier 1916
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Mardi 1er février 1916

En Belgique, nous avons dirigé un tir efficace sur les organisations ennemies du pont de Steenstraete : la culée du pont a été endommagée.
Au nord d'Arras (sud-ouest de la cote 140), deux attaques à la grenade ont échoué.
Au sud de Roye, nos canons de tranchées ont bouleversé les ouvrages allemands de Fresnières.
En Champagne, nous avons bombardé les tranchées allemandes au nord de Prosnes.
En Argonne, lutte de mines à la Haute-Chevauchée. A l'explosion d'une mine allemande, nous avons répondu par un camouflet qui a détruit une galerie de l'adversaire.
Au nord de Saint-Mihiel, nos pièces à longue portée ont bombardé les cantonnements ennemis de Conflans, à l'est d'Etain et de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, nord d'Hattonchâtel.
L'Allemagne, par la voie de sa presse, se déclare très hostile aux propositions du président Wilson concernant la guerre sous-marine.
Des manifestations de femmes contre la guerre ont eu lieu à Dusseldorf et dans plusieurs autres villes allemandes.
M. Miouchekevitch, président du Conseil monténégrin est arrivé a Paris.
Deux contre-torpilleurs allemands se sont échoués dans le Sund.
M. Helfferich, ministre des Finances de l'empire germanique, est arrivé à Vienne.




 
Le 140e RI effectue des travaux d'assèchement de boisage et de néttoyage de boyaux au cours desquels SIMON Joseph de la 5e cie et OLIVIER Gustave de la CHR se blessent.

 






HABOUZIT François,
6e compagnie du 140e se blesse...

 
Mercredi 2 février
 
Lutte d'artillerie assez vive en Artois, an sud de la cote 119. Au nord-est d'Arras (route de Saint-Nicolas à Saint-Laurent), un détachement ennemi a tenté une attaque, qui a été arrêtée à coups de grenades. Au sud de Thélus (route de Lille), nous avons effectué sur les positions ennemies un bombardement qui a provoqué un incendie suivi d'explosions.
Entre Avre et Oise, nous avons bombardé les tranchées ennemies de Beuvraignes et de Fresnières, et canonné des convois vers Lassigny.
Action d'artillerie sur les ouvrages adverses de Beaulne et de la ferme du Choléra (nord de l'Aisne) ainsi qu'à l'est de Saint-Dié (région de la Faye).
Sur le front belge, lutte d'artillerie au sud de Dixmude.
Une escadrille de zeppelins a survolé l'est, le nord-est et le centre de l'Angleterre, faisant 54 morts et 67 blessés.
La presse allemande est unamine à glorifier le raid qui a été effectué sur Paris et à invectiver les neutres qui le critiquent.
Les Russes poursuivent leur marche au sud du Caucase, descendant dans les régions moyennes et moins froides de l'Arménie turque.
L'armée égyptienne a été mobilisée en prévisions d'une attaque improbable désormais du canal de Suez.
Les Bulgares qui opéraient en Albanie ont suspendu leur marche.
Jeudi 3 février


En Artois, lutte de mines aux abords de la route de Lille. Nous provoquons trois explosions dans les batteries ennemies de la région de Vimy.
Entre Avre at Aisne, notre artillerie disperse des convois (la ferme Sous-Touvent), et atteint un train (Lassigny).
Au nord-ouest de Berry-au-Bac, des troupes allemandes en mouvement ont été surprises par le feu de nos canons.
En Champagne, nous bombardons les ouvrages adverses au nord de Souain.
En Alsace, nous faisons exploser un dépôt de munition aux abords d'Orbey (sud-est du Bonhomme). Dans la région de Sondernach (sud de Munster), les Allemands ont enlevé un de nos postes d'écoute, qui leur a été repris ensuite.
Un zeppelin a bombardé Salonique, atteignant la préfecture grecque et la caisse générale de la Banque de Salonique. Il y a treize morts et quinze blessés.
Nous avons abattu un aviatik à l'ouest de Salonique, en capturant les deux aviateurs.

 
Le prince héritier de Turquie est mort. Les dépêches de Constantinople annoncent qu'il s'est suicidé, mais, selon toute présomption, ce prince, qui était hostile à Enver pacha et à l'Allemagne, a été assassiné.
 
Vendredi 4 février
 

Au nord de l'Aisne, après un bombardement assez vif, les Allemand ont esquissé une attaque sur nos positions du bois des Buttes. Ils ont été arrêtés par le déclanchement immédiat de nos tirs de barrage et de notre feu d'infanterie. A notre tour, nous avons bombardé leurs tranchées du plateau de Vauclerc. Nous avons pris sous notre feu des troupes en mouvement qui avaient été signalées sur la toute de Berry-au-Bac à Guvincourt.
Lutte de mines très active en Argonne. Nous avons fait sauter de nombreux fourneaux qui ont bouleversé les travaux souterrains de l'ennemi . Aux Courtes-Chausses, à la Fille-Morte, à la Cote 285, à Vauquois, des attaques allemandes ont été brisées par une lutte d'artillerie et de grenades.
Les Anglais ont repoussé une attaque par surprise aux abords de la route d'Ypres à Pilken.
Nos avions ont été, à titre de représailles contre le raid d'un zeppelin à Salonigue, bombarder un village bulgare de la frontière grecque.
 
Ils ne reviendront pas..

DEMOMENT Antoine Philippe du 24e RIC (MPF)
Samedi 5 février


La journée a été plutôt calme sur notre front.
Notre artillerie lourde a exécuté des tirs sur une colonne d'infanterie, et sur des convois qui entraient dans Roye.
Nous avons bombardé les organisations allemandes en Champagne (région de Tahure et du mont Têtu), en Argonne (secteur de la Harazée) et en Lorraine (front Nomény-Morville).
L'activité a repris sur le front russe, aussi bien dans le nord qu'en Galicie, bien qu'aucun événement notable ne soit à signaler.
La tension est extrême entre l'Amérique et l'Allemagne, les négociations à propos du Lusitania étant à nouveau interrompues.
Le Parlement fédéral canadien à Ottawa a été la proie des flammes. Il s'agirait d'un crime allemand. Il y a six victimes.
Un zeepelin s'est perdu en mer du Nord.
Les régiments allemands remplacent les régiments bulgares à la frontière grecque.

Poète allemand révolutionnaire et délirant, Hugo Ball ouvre le Cabaret Voltaire fréquenté par Tzara et de nombreux artistes dadaïstes à Zurich.

le Petit Journal se fait l'écho d'une proposition de M. Moutenon, conseiller général de la Côte d'Or, qui a imaginé que chaque commune pourrait créer un cahier mentionnant les noms des morts et des blessés.
 
Dimanche 6 février
 
Entre Soissons et Reims, tir de notre artillerie sur la tête de pont de Venizel et les ouvrages ennemis de Vendresse et de Cernay. Une colonne en marche a été prise sous notre feu, à l'est de Saint-Souplet.
En Champagne, nos batteries ont endommagé les organisations allemandes du plateau de Navarin.
Entre Aisne et Argonne, nous avons bombardé les abris et les tranchées de Saint-Thomas. A la Haute-Chevauchée, nous avons occupé une portion d'entonnoir.
Le sergent pilote Guynemer a abattu un avion allemand dans la région de Frise. C'est le ciquième appareil qu'il détruit.
M. Zimmermann, sous-secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, parlant au correspondant d'une agence américaine de l'affaire du Lusitania, a déclaré que le cabinet de Berlin était arrivé à l'extrême limite des concessions.
A la suite de la découverte des faits délictueux reprochés aux colonels Egli et de Wattenwyl, le Conseil fédéral suisse a décidé de transférer l'état-major de Berne à Lucerne.
 
Lundi 7 février


En Belgique, notre artillerie, de concert avec l'artillerie britannique, a exécuté des tirs de démolition sur les tranchées allemandes en face de Boesinghe.
Plus à l'est, deux batteries ennemies ont été réduites au silence par notre artillerie lourde.
A l'est de Soissons, nous avons canonné les ouvrages adverses en face du plateau de Chassemy.
Le bombardement effectué en Champagne sur les organisations ennemies du plateau de Navarin a donné d'excellents résultats. Les tranchées battues ont été bouleversées; plusieurs dépôts de munitions ont sauté.
Un de nos avions-canons a attaqué, près de Péronne, un drachen ennemi, qui est tombé en flammes.
Les Italiens ont repoussé des attaques autrichiennes près de Tolomino et de Goritz.
On signale au Canada toute une série d'attentats contre des ouvrages d'art et des fabriques. D'autres attentats auraient été prémédités en Suisse.
15000 Allemands et indigènes armés du Cameroun ont été désarmés en Guinée espagnole.
 
  • MOREL Frédéric Joseph, soldat au 22e RI décède à l'hôpital militaire de la Tronche (38)















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    Expérience de lancement de gaz en Italie et revue de masques sur notre front
     
    L'ennemi ayant persisté à employer, parmi d'autres armes déloyales, celle des gaz asphyxiants, les Alliés ont dû envisager la nécessité d'user des mêmes moyens. L'une de ces photographies a trait à de récentes expériences, tentées en Italie pour la projection des gaz délétères, et qui ont donné les résultats qu'on en attendait. Parallèlement, les armées de l'Entente ont été dotées de moyens de protection très efficaces. On voit ici une compagnie française pourvue de masques et passée en revue sur le front.
    Mardi 8 février
    En Belgique, notre artillerie a bombardé efficacement le fortin Vauban, près d'Hetsas et les tranchées ennemies en face de Steenstraete.
    En Artois, nos batteries ont provoqué de fortes explosions dans les lignes allemandes vers Saint-Laurent (nord-est d'Arras).
    Entre Aisne et Oise, un blockhaus ennemi a été détruit à la lisière sud du bois d'Ourscamps.
    En Champagne, notre artillerie lourde a provoqué un grand incendie dans les établissements ennemi près de Challerange.
    Les aviateurs Gilbert et Pary se sont évadés de Zurich, mais ont été repris à Olten.
    On confirme l'existence d'une tension grave entre les Bulgares et les Allemands en Macédoine.
    Les aviateurs russes ont lancé des bombes sur la ville et sur la gare de Mitau. Les Autrichiens ont subi un échec près de la frontière de Bessarabie. Les troupes russes continuent à refouler les Turcs dans la région d'Erzeroum.
    Six avions allemands ont été abattus sur le front britannique, en Flandre.
    L'Allemagne projette d'aggraver encore les exigences du service militaire rendant la préparation militaire obligatoire à partir de dix-sept ans.
     
    Au 140e les hommes poursuivent les travaux dans les boyaux. Le caporal GRELOUMAND, 9e cie et le soldat LEROY Philidor se blessent.
    Le soldat Barthélémy JEAN, de la 5e cie, est victime d'un accident de grenade.

     
    Mercredi 9 février
    En Artois, duel d'artillerie assez intense au nord-est et au sud-est de Neuville-Saint-Vaast.
    Au sud de l'Oise, nous avons dispersé une colonne d'infanterie près de Lassigny.
    Au nord de l'Aisne, un tir de nos batteries a causé d'importants dégâts aux ouvrages ennemis, dans la région au nord de Troyon et sur le plateau de Vauclerc. Au nord de Berry-au-Bac, nous avons pris sous notre feu des troupes en mouvement.
    En Argonne, lutte de mines à notre avantage.
    Aux Courtes-Chausses, nous avons bouleversé les travaux de l'adversaire, et nous avons fait exploser une mine à la Fille-Morte.
    Dans les Vosges, nous avons bombardé les cantonnements de Stossvihr et d'Hirtzbach.
    Une pièce allemande à longue portée a lancé trois obus sur Belfort et ses environs. Nous avons tiré sur les établissements militaires de Donach (Haute-Alsace).
    Dans l'Adriatique, un croiseur anglais et un torpilleur français ont mis en fuite quatre destroyers ennemis.
    On a découvert aux Etats-Unis un grand complot contre le Canada.
    M. René Besnard, sous-secrétaire d'Etat à l'aéronautique, a démissionné.
    M. Aristide Briand est parti avec MM. Léon Bourgeois, Albert Thomas, les généraux Pellé et Dumézil, et de Margerie pour l'Italie où il conférera avec MM. Salandra et Sonnino.
    Au 140e, Jules ROYON de la 9e cie se blesse.
    Jeudi 10 février
    Activité d'artillerie réciproque entre la cote 140 et le chemin de Neuville à la Folie. Les Allemands, après avoir fait sauter deux fortes mines à l'ouest de la Folie, ont pénétré dans quelques éléments d'une tranchée avancée. Puis ils ont dirigé une attaque d'infanterie qui a été repoussée.
    Au sud de la Somme, noms bombardons les tranchées adverses.
    Entre Soissons et Reims, au sud de la Ville-aux-Bois, nous avons attaqué à coups de grenades un petit poste que l'ennemi a dû evacuer.
    Au sud-est de Saint-Mihiel, nous avons endommagé les organisations allemandes de la forêt d'Apremont.
    L'ennemi a lancé sept obus sur Belfort et ses environs. Canonnade réciproque à l'Hartmannswillerkopf, dans les Vosges.
    Les Serbes ont remporté un succès sur les Autrichiens, en avant de Durazzo, en Albanie.
    La tension semble s'être accrue entre la Roumanie et les empires du centre.
    Le tsar de Bulgarie est parti pour rendre au kaiser la visite que celui-ci lui a faite à Nisch.

    Au 140e le soldat BRENGUIER Claude de la 9e cie se blesse.
    Ils ne reviendront pas...
  • SAUGNIER Lucien Etienne (MPF)
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