Vendredi 11 février
En Artois, nous avons continué à progresser à coups de grenades, dans les boyaux à l'ouest de la Folie. Deux attaques allemandes dirigées contre nos positions à l'ouest de la cote 140 ont été complètement repoussées. Les Allemands ayant fait exploser une mine au nord du chemin de Neuville à Thélus, nous en avons occupé l'entonnoir.
Au sud de la Somme, nous avons fait 50 prisonniers, capturé deux mitrailleuses et un canon-revolver. Nous avons rejeté dans ses tranchées, par nos tirs de barrages, une fraction ennemie qui tentait de déboucher.
Près de Beuvraignes, nous avons détruit un blockhaus et bombardé les cantonnements ennemis.
En Champagne, nous avons opéré un tir de destruction vers la butte du Mesnil.
En Woëvre, dans la forêt de Mortmare, notre bombardement a provoqué l'explosion d'un dépôt de munitions.
Les Allemands ont encore lancé vers Belfort deux obus de gros calibre. L'emplacement de la batterie ennemie a été pris sous notre feu. Nous avons exécuté un tir sur les établissements militaires de Dornach.
Les Russes, en Galicie, ont occupé Usieczko et franchi le Dniester.
Le tsar de Bulgarie s'est rencontré avec Guillaume II au quartier général allemand.
Le cabinet grec a obtenu de la Chambre un vote de confiance.
MM. Briand, Bourgeois et Thomas sont arrivés à Rome.
Ils ne reviendront pas...
  • FAURE Louis Henri du 22 RIC
  • Ils ne reviendront pas...
  • ODDOS Ernest Léopold, soldat au 140e
  • PEGOUD François Régis, chasseur au 28e BCA
  • Samedi 12 février
    En Belgique, notre tir a endommagé un fortin près de Passchendaele et provoqué l'explosion d'un dépôt de munitions.
    Canonnade en Artois.
    Au sud de la Somme, nous avons repris une notable partie des éléments de tranchées enlevés par les Allemands dans la région de Frise. L'ennemi a essayé de nous refouler par de violentes contre-attaques, mais, arrêté net, il a subi des pertes très sensibles.
    Au nord de l'Aisne, nous battons les ouvrages au nord de Soupir et des convois de ravitaillement au nord-est de Berry-au-Bac.
    En Champagne, nous avons fait des prisonniers au nord-est de la butte du Mesnil.
    Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons bouleversé un blockhaus.
    Dix obus de gros calibre ont été lancés dans la direction de Belfort.
    L'armée belge a repoussé, en lui infligeant de grosses pertes, un détachement qui tentait une attaque surprise.
    Les Russes poursuivent leur offensive en Galicie.
    L'Allemagne et l'Autriche viennent d'avertir les neutres qu'elles allaient renforcer la guerre sous-marine.
    Le ministre de la Guerre d'Amérique, M. Garrison, a démissionné, estimant insuffisants les projets que M. Wilson avait conçus pour la défense nationale.
    Dimanche 13 février
    En Belgique, après une préparation d'artillerie assez violente, les Allemands ont plusieurs fois tenté de franchir le canal de l'Yser, près de Steenstraete et d'Hetsas. Ces tentatives ont échoué sous le feu combiné de notre artillerie et de nos mitrailleuses.
    En Champagne, vive canonnade près de la butte du Mesnil et de Navarin. Dans la région de Navarin, après un bombardement de plusieurs heures, l'ennemi a pu pénétrer dans un petit saillant de notre ligne. Au nord-est de la butte du Mesnil, où nous avions pris environ 300 mètres de tranchées, les Allemands ont procédé à une contre-attaque. Ils ont été repoussés, puis nous avons progressé de nouveau, en faisant des prisonniers.
    Lutte de mines à notre avantage en Argonne (Four de Paris).
    Dans les Vosges (nord de Wissembach, est de Saint-Dié), nous avons, par nos feux d'infanterie, brisé une attaque.
    Une note officielle italienne annonce que L'Italie participera prochainement à une conférence des alliés tenue à Paris.
    Une troupe anglaise a été assaillie par les Arabes en Mésopotamie.
    M. Sasonof déclare que la guerre ne peut plus durer longtemps.
    Ils ne reviendront pas...
  • BRUNET MANQUAT Casimir Martin Hubert et RUELLE Henri Antoine Alexandre, soldats au 340e RI
  • TRUFFIER-BLANC Joseph Eugène Antoine soldat au 159e RI
  • Lundi 14 février

    Les Allemands ont opéré une série d'attaques en Artois, de la cote 140 au chemin de Neuville-la Folie. Une première attaque a échoué à l'ouest de la cote 140. Trois autres, survenues après un violent bombardement, ont été arrêtées par notre feu. Au cours d'une cinquième, les Allemands avaient réussi à pénétrer dans une de nos tranchées de première ligne, mais ils en ont été chassés immédiatement, en subissant des pertes sensibles.
    Nos batteries ont abattu un avion près de Givenchy.
    Une attaque allemande a échoué au sud de Frise.
    A l'est de l'Oise, nous avons bombardé les positions ennemies.
    Artillerie allemande active de Soissons à Reims. Nous brisons des attaques d'infanterie en préparation.
    Nous avons capturé des soldats ennemis en Champagne ; l'ennemi a toutefois pris pied dans quelques tranchées avancées à l'est de la route Tahure-Somme-py.
    En Haute-Alsace, à l'est de Seppois, nous enrayons une attaque.
    Les aviateurs belges ont attaqué avec succès l'aérodrome de Ghistelle.
    Le croiseur français Amiral-Charner a été coulé sur la côte de Syrie.
    L'Italie prohibe tout commerce avec l'Allemagne.
    M. Briand a visité le front de l'Isonzo, puis est reparti pour Paris.
     
    MARTIN Estève- Prosper Séraphin décède à l'hôpital militaire de Grenoble
    Mardi 15 février

    En Belgique, nous avons fait sauter un dépôt de munitions au nord de Boesinghe.
    Au sud de la Somme, au sud de Frise, nous avons occupé plusieurs éléments de tranchées et décimé une compagnie allemande qui était entourée par nous. Nous avons fait là une centaine de prisonniers. Les pertes de l'ennemi sont considérables.
    Au nord de Soissons, l'infanterie ennemie a tenté de déboucher par la rive droite de l'Aisne. Elle a été arrêtée net par nos tirs de barrage et nos feux d'infanterie.
    En Champagne, l'ennemi s'est maintenu dans les éléments avancés qu'il avait occupés près de la route Tahure-Somme-Py, mais il n'a pu pousser plus loin et a perdu beaucoup d'hommes.
    En Haute-Alsace, à l'est de Seppois, une violente offensive dirigée par eux a mis les Allemands en possession de 200 mètres de nos tranchées. Une contre-attaque immédiate nous a rendu ces éléments, mais un intense bombardement nous a forcés à les évacuer de nouveau. Les renforts ennemi ont été pris sous nos tirs de barrage.
    L'Amirauté anglaise signale la perte du croiseur Arethusa, qui a coulé sur une mine près de la côte orientale de la Grande-Bretagne.
    Trois avions autrichiens ont bombardé Milan et les environs : il y a huit morts et soixante blessés.
    Les Bulgares sont arrivés à 30 kilomètres de Valona.
    Mercredi 16 février : Journée plus calme.

    En Artois, nos canons de tranchées ont exécuté des tirs sur les organisations ennemies aux abords de la route de Lille.
    En Champagne, nous avons repris une partie des éléments avancés occupés par l'ennemi à l'est de la route de Tahure à Somme-Py.
    A l'est de l'Oise, nous avons bombardé un train et un convoi de ravitaillement au nord de Vic-sur-Aisne.
    Au nord-est de Soissons, nous opérons des tirs de destruction.
    En Argonne, à la Fille-Morte, après avoir fait sauter une mine, nous en occupons l'entonnoir.
    En Lorraine, combat de patrouilles près de Reillon.
    En Haute-Alsace, nous bombardons les positions allemandes à l'est de Seppois.
    Une escadrille d'avions belges a lancé des obus sur l'aérodrome de Handzaeme.
    Des avions autrichiens ont opéré au-dessus de Schio (Italie), tuant six personnes.
    Les journaux allemands prétendent que l'accord avec l'Amérique au sujet du Lusitania n'est plus qu'une question de forme.
    Les organes conservateurs de Berlin commencent à attaquer le chancelier de Bethmann-Hollweg.
    Jeudi 17 février
    En Artois, nous avons fait jouer aux abords de la route de Lille, un camouflet qui a bouleversé les travaux de mines de l'ennemi.
    Notre artillerie a canonné les convois de ravitaillement allemands an nord de Tracy-le-Val, à l'est de l'Oise, et dans la région de Berry-au-Bac.
    Au sud-est de Saint-Mihiel, nous avons bombardé les organisations ennemies dans la forêt d'Apremont.
    L'armée allemande, après un terrible bombardement du front d'Ypres, a fait plusieurs attaques d'infanterie. L'ennemi a pénétré sur environ 600 mètres de large dans une tranchée anglaise de première ligne. Partout ailleurs il a échoué. Le bombardement a continué.
    Les Russes, qui avaient enlevé successivement un fort, puis un second, puis sept autres à Erzeroum, se sont rendus maîtres de la capitale de l'Arménie.
    Les ministres de la Triple Entente au Havre ont déclaré au gouvernement belge : 
    I° que leurs pays ne cesseraient pas les hostilités tant que la Belgique ne serait pas restaurée dans son indépendance politique et économique et n'aurait pas été indemnisée des dommages subis;
    2° qu'elle serait appelée à siéger à la conférence de la paix.
    Un incendie allumé par des criminels a sévi dans le port de Brooklyn (New-York) où il a causé de graves dégâts.
     
    UBAUD Paul Germain Victor du 7e RG meurt à Avignon (84)
    Vendredi 18 février

    Tirs de destruction en Belgique sur les organisations allemandes vers Steenstraete et en face de Boesinghe.
    En Artois, aux abords de la route de Lille, l'ennemi a fait exploser une mine dont nous avons occupé l'entonnoir.
    Entre Soissons et Reims, nous avons canonné des troupes en mouvement vers Condé-sur-Aisne et bombardé des ouvrages au nord de Soissons. L'activité d'artillerie est, en général, plus faible.
    L'artillerie belge a pris sous son feu une colonne d'infanterie à Schoore.
    Le président de la République et le tsar ont échangé des télégrammes à propos de la prise d'Erzeroum.
    Les combats sont moins violents sur le front russe, de la Courlande à la Galicie.
    Le général Sarrail a prescrit un raid d'avions de représailles au-dessus des campements bulgares de Stroumitza-ville, qui ont été bombardés.
    La chambre grecque a entendu un débat passionné au sujet de l'intervention italienne dans les Balkans.
    Les progermains ont fait sauter le club américain de Toronto (Canada).
    Tout est remis en question à propos de la politique navale entre l'Allemagne et les Etats-Unis, et l'opinion dans l'Union se montre plus ferme que jamais à l'encontre de l'empire germanique.
    Ils ne reviendront pas....
  • JOURDAN Émile Lucien
  • ROUSSET ROUSSETON Benjamin Charles (MPF)
     
  • Ils ne reviendront pas....
  • CELLIER Auguste Joseph
  • Samedi 19 février
    En Artois, au nord-ouest de la cote 140, nous avons fait exploser une mine sous une tranchée allemande qui a subi de graves dégâts. Une autre de nos mines a produit entre les deux tranchées un vaste entonnoir dont nous avons occupé la lèvre sud. Notre feu a brisé net une tentative allemande pour nous en chasser.
    Dans la région, au sud de Frise, notre artillerie, de concert avec l'artillerie britannique, a effectué des tirs de barrage qui ont arrêté une attaque ennemie en préparation.
    Au nord de l'Aisne, dans la région du Choléra, nous avons exécuté sur un saillant de la ligne ennemie un tir efficace.
    Dans la Haute-Alsace, près de Largitzen, l'ennemi, après un violent bombardement, a attaqué nos positions. Il a pu prendre pied un instant dans une tranchée, mais il en a été aussitôt chassé par une contre-attaque.
    Sur le front belge, lutte à coups de bombes dans le secteur de Steenstraete.
    Les Russes ont capturé dans Erzeroum un millier de canons. L'armée turque qui formait la garnison de la place est prisonnière ou fugitive. 16 avions francais ont bombardé Stroumitza-station, en avant de Salonique, à 20 kilomètres de Stroumitza-ville qui avait été bombardée la veille. Un aviatik a été abattu dans la même région par un de nos avions.
    Dimanche 20 février
    En Artois, au nord-ouest de la cote 140, nous avons fait exploser une mine sous un saillant allemand.
    Entre Oise et Aisne, nous avons pris sous notre feu une colonne d'infanterie ennemie au nord de Vic-sur-Aisne.
    En Lorraine, nous avons bombardé les établissements ennemis de Domèvre. Un incendie a été allumé.
    En Haute-Alsace, nous bombardons les tranchées allemandes à l'est de Seppois et de Largitzen.
    Le butin conquis par l'armée russe à Erzeroum a été considérable. Dès à présent, on sait une nos alliés ont pris quantité de pièces d'artillerie, de munitions et d'armes.
    A la nouvelle de la chute de la place, des troubles ont éclaté à Constantinople et aussi à Smyrne et à Beyrouth. Des dissentiments graves se seraient élevés entre Enver pacha et les généraux allemands. La Porte a retiré une partie des troupes qu'elle avait envoyées en Bulgarie.
    Le général Sarrail a visité le front de Salonique en compagnie des généraux grecs Moschopoulos et Zimbrabrakis.
    Une fabrique de munitions a encore été incendiée aux Etats-Unis.
    Le Sénat américain s'est prononcé pour une politique de vigueur vis-à-vis de l'Allemagne.
    La presse allemande tonne contre le cardinal Mercier.
    Ils ne reviendront pas....
  • BUISSON Paul Joseph Henri
  • LHUINTE Francisque Antonin
  • MERMET Joseph

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