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Le 2e bataillon du 140e RI défend Bonzée-en-Woëvre, le 1er est en ligne devant Trésauvaux et le 3e bataillon occupe la côte des Hures, éperon détaché des Côtes de Meuse. Celles-ci, qui bordent la Meuse jusqu’au nord de Verdun à Dun-sur-Meuse, s’allongent en une croupe d’une centaine de kilomètres morcelée par l’érosion. Ce terroir pierreux, fissuré et sec, est le domaine de la forêt; c’est elle qui couronne les hauteurs dont quelques-unes constituent une ceinture de forts autour de Verdun. de là, on domine la Woëvre, vaste dépression uniformément plate, argileuse, donc humide, semée de nombreux étangs et de marais. Par temps clair, on aperçoit de la crête des Hures les cheminées du bassin de Briey à l’horizon. De ce même promontoire, on voit la série des villages qui se pressent au pied des côtes, parfois à moins d’un kilomètre les uns des autres, avec leurs sources, leurs vergers, leurs mirabelliers et la vigne, le tout bien en friche et abandonné depuis la guerre.

Le secteur est très canne, l’artillerie ennemie peu active; les lignes séparées par un intervalle de 1 à 2 kilomètres, dans lequel circulent de nombreuses patrouilles, même en plein jour. Le secteur est assez bien organisé et, sous la protection (les avant-postes, les éléments disponibles travaillent à l’entretenir et à l’améliorer.

Samedi 1er juillet 1916

 
En Belgique, à la suite d'une préparation d'artillerie, les Allemands ont attaqué un saillant de notre ligne aux abords de la route de Nieuport à Lombaertzyde. Notre contre-attaque, aussitôt déclanchée, les a rejetés d'un élément de tranchée où ils avaient pris pied.
Entre Chaumes et Roye, une forte reconnaissance allemande, prise sous notre feu, a été dispersée avant qu'elle ait pu aborder nos tranchées. Entre Oise et Aisne, deux autres patrouilles ont subi le même sort, devant Quennevières et au nord de Vingré.
En Champagne, une petite attaque ennemie à la grenade, sur nos postes avancés à l'ouest de la butte du Mesnil a été aisément repoussée.
Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands ont multiplié leurs actions offensives sur nos positions, depuis le bois d'Avocourt j'usqu'à l'est de la cote 304. Entre le bois d'Avocourt et la cote 304, toutes leurs tentatives ont été brisées. A l'est de la cote, ils auraient réussi à s'emparer d'un ouvrage fortifié de notre première ligne, mais ils en ont été délogés ensuite.
 
Les hommes du 140e RI poursuivent leurs travaux :
pose de rideaux de fer de barbelés,
création d'abris pour les hommes les munitions, les mitrailleuses,
pose de caillebotis
 
 
Sur la rive droite, après une série d'attaques et de contre-attaques de la part de l'ennemi, nous nous sommes rendus totalement maîtres de l'ouvrage de Thiaumont. 
Les Russes ont pris Kolomea et fait 10000 prisonniers.
Les Italiens, avançant sur tout le front, ont capturé 1400 Austro-Hongrois.
  • BOUFFARD Emile Louis Frédéric Joseph au 156e RI (MPF)
  • CHABOUD Pierre Alexandre au 24e RIC (MPF)
  • DURIF Albert Jean Marie au 297e RI (MPF)
  • JOURDAN Albert François Auguste au 340e RI (MPF)
  • MERCIER Alphonse Eugène au 261e RI (MPF)
  • REY CAMET Marius Eugène au 9e RD (MPF)
  • TEPPE Eugène Emile au 359e RI (MPF)
 

Dimanche 2 juillet 1916


L'offensive, après le violent bombardement des jours précédents, a été prise sur un front de 40 kilomètres par les troupes françaises et anglaises en jonction. Les alliés se sont emparés de la première ligne ennemie en faisant un grand nombre de prisonniers.
Au nord de la Somme, nous nous sommes établis aux abords du village de Hardecourt et aux lisières du village de Curlu où le combat continue.
Au sud de la Somme, les villages de Dompierre, Pecquincourt, Boussu, Fay, sont tombés entre nos mains. Nous avons capturé - indépendamment des captures anglaises - 3500 Allemands non blessés.
Quatre attaques allemandes ont échoué sur la rive gauche de la Meuse.
Sur la rive droite, après avoir reperdu l'ouvrage de Thiaumont, nous l'avons repris.
Nos avions ont bombardé les gares de Nesle et Roye, une fabrique de munitions près de Noyon. Un fokker a été abattu dans la forêt de Bezanges.
Les Allemands, exécutant leurs menaces, ont commencé à restreindre leurs importations en Suisse.
  • BERLIAT Claude au 340e RI (MPF)
  • BILLON Pierre Henri au 359e RI (MPF)
  • DESVIGNES Emile Jules au 172e RI (MPF)
  • GARDIEN Pierre au 4e RG (MPF)
  • IMBERT Antonin Jean Baptiste au 358e RI (MPF)
  • INARD Joseph au 106e RIT, 7e Cie (MPF)
  • PELLOUX Joseph Marius au 340e RI (MPF)
  • ROSSET Felix Lucien au 8e RIC (MPF)
 

Lundi 3 juillet

Dans une première phase des opérations, les Allemands ont contre-attaqué nos nouvelles positions, au nord de la Somme. Ils ont été repoussés. Nous avons enlevé Curlu, Frise, plusieurs autres points et entamé la seconde ligne ennemie, aux approches de Péronne, sur les deux rives de la Somme. Le nombre total des prisonniers faits par nous est de 6000 dont environ 150 officiers. Nous avons capturé également des canons et du matériel.
Les Anglais se sont emparés des villages de Montauban et de Mametz, qu'ils ont gardés en dépit des contre-attaques allemandes. Ils ont enlevé Fricourt. Ils ont fait 2500 prisonniers au cours des deux premières journées d'offensive. Ils ont opéré un certain nombre de reconnaissances heureuses dans leurs secteurs du Pas-de-Calais.
Nous avons fait un coup de main heureux sur les pentes est du Mort-Homme; nous avons repoussé toutes les attaques dirigées contre l'ouvrage de Thiaumont.
Nous avons bombardé par avions les gares de Longuyon, Dun, Amagne, Lucquy. Les Allemands ont tiré avec des pièces à longue portée dans les directions de Nancy et de Belfort. Leurs aéroplanes ont opéré sur Lunéville.
  • BERTON Marius Elie au 59e RI (MPF)
  • DURMELAT Urbain Eugène au 175e RI (MPF)
  • GAUTHIER FIDELE Paul Emile au 32e BCP en captivité (MPF)
  • MATHIEU Georges Jules au 22e BCP (MPF)
  • RIBOT Pierre Alphonse Lucien au 340e RI (MPF)
  • THEVENON Hippolyte au 297e RI (MPF)
  • VIALLET Auguste Félix au 340e RI (MPF)
 

Mardi 4 juillet

Au sud de la Somme, nos troupes se sont emparées du bois du Chapitre, du village de Feuilleres, de la puisante organisation allemande d'Assevillers, de la seconde position allemande jusqu'aux abords d'Estrées. Nous avons ensuite dépassé cette seconde position, prenant Buscourt et Flaucourt, gagnant plus de 5 kilomètres en profondeur.
Nous avons dispersé par nos feux d'arlillerie des détachements de renforts ennemis. Le chiffre de nos prisonniers valides dépasse 8000. Nous avons capturé un certain nombre de batteries: 7 ont été comptées jusqu'à présent, dont 3 d'artillerie lourde.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons perdu puis repris l'ouvrage de Damloup.
Les Anglais sont entrés dans la Boisselle, capturant 400 Allemands, et, après un brillant combat, forcent le reste de la garnison à capituler. Ils ont progressé sur divers autres points du champ de bataille.
Les Russes ont pris 2000 Autrichiens à l'ouest de Kolomea. Ils ont brisé l'offensive ennemie en Volhynie.
  • BERNACHOT Antonin Jules au 340e RI en captivité (MPF)
  • BOURIN Camille Louis au 58e RA (MPF)
  • BRUNEL Léon au 340e RI (MPF)
  • FELIX Moïse Marcel au 36e RIC (MPF)
  • FOURNIER Marius Paul au 340e RI (MPF)
  • GUILLET BERTHOLLET Eugène Marius au 140e RI (MPF)
  • MICHON Marius Adrien au 36e RIC (MPF)
  • PICHAND Léon François au 340e RI (MPF)
 

Mercredi 5 juillet

Au sud de la Somme, malgré le mauvais temps, nous avons étendu au cours de la journée nos positions vers le sud et vers l'est. Nous avons pris les bois entre Assevillers et Barleux, ainsi que le village de Belloy-en-Santerre. Estrées est également tombé presque totalement en notre pouvoir. Nous y avons fait 500 prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse, dans la région d'Avocourt et de la cote 304.
Sur la rive droite, les Allemands ont dirigé toute une série d'attaques sur l'ouvrage de Thiaumont qu'ils ont fini par réoccuper. Nos troupes demeurent aux abords immédiats de l'ouvrage. Nous avons réalisé des progrés aux lisières sud-est du bois Fumin.
Nous avons repoussé une attaque près d'Aspach, en Haute-Alsace.
Les Anglais ont cédé un peu de terrain au nord de la Somme, près de la Boisselle, mais ils en ont gagné à peu de distance de là.
Les Russes ont capturé 50 officiers allemands, 2700 hommes et 11 canons près de Baranovitchi.
  • BESSON Joseph Jacques au 106e RIT (MPF)
  • GRAND GERIN Remy Jacques au 23e BCP (MPF)
  • PAYERNE Paul Laurent au 340e RI (MPF)

Jeudi 6 juillet

Au nord de la Somme, nos troupes ont progressé à l'est du village de Curlu. Elles ont enlevé la seconde position allemande sur un front de 2 kilomètres de depuis la route de Cléry à Maricourt jusqu'à la rivière. Plus à l'est encore, nous avons attaqué et pris par un vif combat le village de Hem et la ferme de Monacu. 3 officiers et 300 hommes sont restés entre nos mains.
Au sud de la Somme, nous avons repoussé les contre-attaques dirigées par l'ennemi sur Belloy-en-Santerre, et rejeté les Allemands de la partie du village d'Estrées qu'ils occupaient encore. 200 prisonniers ont été fait dans un moulin au nord de cette localité. Entre Belloy et Estrées, nous nous sommes rendus maîtres de tous les boyaux. Sur 10 kilomètres, nous avons toute la seconde position allemande.
Attaques allemandes repoussées sur la rive gauche de la Meuse. Canonnade sur la rive droite.
  • BILLIEZ Jules François au 42e RI (MPF)
  • COMTE François au 22e RI (MPF)
  • FRECHET Joseph Jean Baptiste au 22e RI (MPF)
  • PRAT Paul Cyprien au 4e RMT (MPF)
  •  
En Lorraine, un coup de main ennemi échoue dans la région de Saint-Martin, à l'est de Lunéville.
Les Anglais ont lutté vigoureusement entre l'Ancre et la Somme, en réalisant quelques progrès. Le chiffre de leurs prisonniers est porté à 6000.
Succés russes près de Tchartoryisk et de Kolki.

Vendredi 7 juillet


L'ennemi a tenté de réagir contre notre offensive sur les deux rives de la Somme. Il a été partout repoussé avec des pertes très sensibles. Deux compagnies prises en enfilade par nos mitrailleuses dans un boyau au nord-ouest de Berny, ont été anéanties. Le nombre des canons capturés par nous est de 76, les mitrailleuses prises sont plusieurs centaines.
Sur la rive gauche de la Meuse, activité soutenue des deux artilleries dans le secteur de Chattancourt.
Sur la rive droite, l'ennemi a bombardé violemment le bois Fumin, la batterie de Damloup et la Laufée; au nord de Lamorville, nous avons fait sauter un dépôt de munitions allemand.
  • BERLIOZ Arthaud Jean Marie au 414e RI (MPF)
  • BERNARD Pierre au 397e RI (MPF)
  • DUMOULIN Joani Auguste au 167e RI (MPF)
  • GUILLOT Pierre Joseph au 22e RI (MPF)
  • MOLLARD Louis au 217e RI (MPF)
  • ROY François Jean Baptiste au 414e RI (MPF)
  • TOUPNOT Pierre Eugène François Léon au 4e RMT (MPF)
En Alsace, dans la région de Brunhaupt, un de nos détachements a pénétré dans la tranchée allemande, qu'il a trouvée pleine de cadavres.
Les Anglais ont progressé près de Thiepval et effectué des raids heureux au sud du canal de la Bassée, et près d'Hulluch.
Les Russes ont fait 5500 prisonniers sur le Styr. Ils ont pénétré près de Riga dans les premières tranchées de Hindenburg, repoussé en Galicie, les Autrichiens au sud du Dniester, et coupé la voie ferrée qui va de Delatyn en Hongrie par les Carpathes.
 
 

Samedi 8 juillet 1916

Entre Oise et Aisne, un coup de main de l'ennemi dirigé sur une de nos tranchées près de Moulin-sous-Touvent a échoué.
Sur la rive droite de la Meuse, lutte violente dans la région de l'ouvrage de Thiaumont. Les attaques allemandes ont été toutes repoussées finalement et nous restons dans le voisinage immédiat de l'ouvrage. Les pertes de l'ennemi sont sérieuses. Bombardement dans le secteur au nord de Souville.
  • COTTON Jean Louis au 3e RG, compagnie 3/63 (MPF)
  • MARQUIS Auguste Pierre au 4e RMZT (MPF)
  • ROUX Marius Eunemond au 160e RI (MPF)
L'infanterie anglaise a continué sa progression en marquant des succès importants. Elle a pris d'assaut, au sud de Thiepval un ouvrage puissamment fortifié, dit la redoute de Leipzig.
Plus au sud, une brigade anglaise a enlevé de vive force 500 mètres de tranchées de première ligne et les défenses de l'ennemi devant Ovillers.
A l'est de la Boisselle, progression britannique sur un front de 1800 mètres et une profondeur de 500. Progression encore au nord de Fricourt. Une attaque de la garde prusienne à l'est de Contalmaison a été repoussée avec des pertes énormes. L'ennemi a laissé 700 prisonniers aux mains de nos alliés. Ceux-ci ont pris et reperdu Contalmaison.
Les Russes ont fait 19000 prisonniers en deux jours, progressant vers Baranovitchi, Kolki, sur le Dniester et dans les Carpathes.
La Russie et le Japon ont signé un traité d'alliance où ils s'engagent à associer leurs forces pour combattre toute atteinte à leurs intérêts respectifs en Extrême-Orient.

Dimanche 9 juillet 1916

Nos troupes ont enlevé après un brillant assaut, en trente-cinq minutes, le village de Hardecourt où nous avons fait 260 prisonniers (nord de la Somme). Un coup de main heureux sur Belloy-en-Santerre nous a valu de faire 360 prisonniers. 50 prisonniers ont été capturés à l'est d'Estrées dans les boyaux où nous avons progressé à la grenade. Un détachement ennemi a été dispersé près de Lassigny.
  • CUZIN Louis Joseph au 340e RI (MPF)
  • DEBON Jean Marcel au régiment de légion etrangère (MPF)
  • DUPUY Alphonse Honoré au 75e RI, 1ère cie (MPF)
Violente canonnade sur les deux rives de la Meuse.
En Lorraine, nous avons nettoyé un poste allemand près de Bezange.
Les Anglais se sont renforcés entre Ancre et Somme, sur les positions conquises; ils ont bombardé les tranchées ennemies vers Gommecourt.
Les Russes ont encore progressé autour de Kolki sur la voie ferrée de Sarny à Kovel, en enlevant des canons. Sur la Strypa inférieure, ils ont fait plus de 10000 prisonniers autrichiens dont 270 officiers. La lutte se poursuit très âpre et avec des fluctuations vers le lac Narotch et près de Baranovitchi.
Un bataillon français a mis en échec deux bataillons allemands dans le secteur de Doiran en Macédoine.
Le cabinet grec se préoccupe vivement de l'agitation militaire provoquer par les antivenizelistes.

Lundi 10 juillet 1916

Le chiffre des prisonniers capturés à Hardecourt, au nord de la Somme, atteint 633.
Au sud de la Somme, nous avons engagé une action offensive à l'est de Flaucourt, sur un front de 4 kilomètres environ, depuis la rivière jusqu'au nord de Belloy-en-Santerre. Sur toute la ligne d'attaque, nos troupes ont enlevé les positions ennemies sur une profondeur de 1 à 2 kilomètres.
  • REYMOND Benoit au 4e RMT (MPF)
Nous nous sommes emparés du village de Biaches et nous avons établi nos positions sur une ligne qui va de ce village jusqu'aux abords de Barleux. Au cours de ces actions, nous avons fait 300 prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, activité d'artillerie dans les secteurs de Fleury et du bois Fumin.
  • EUSTACHE Louis Joseph au 217e RI (MPF)
  • GRIVET Roger Vincent André au 358e RI (MPF)
  • GUILLOT Antoine au 217e RI (MPF)
A l'ouest de la forêt d'Apremont, deux coups de main de l'ennemi ont été repoussés.
Dans le Vosges, après un vif bombardement, l'ennemi a attaqué un de nos ouvrages au sud du col de Sainte-Marie; cette tentative a échoué.
Les Anglais ont poursuivi leur progression dans les environs d'Ovillers.
Les Russes ont fait 12000 prisonniers dans la région entre Styr et Stohkod, menaçant Kovel. D'autre part, ils ont occupé Delatyn au débouché des Carpathes.
Les Italiens ont obtenu quelques avantages dans le Trentin.
 
 
   

 
 



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