Mars 1915
 

Le 1er mars 1915
Le 2 mars 1915
Le 15 mars 1915

Une escadrille anglaise a bombardé efficacement Westende en Flandre.
Les résultats des succès obtenus par les Anglais à Neuve-Chapelle sont plus considérables qu'on ne l'avait cru d'abord. Le nombre des prisonniers s'est encore accru. En Champagne, nous nous sommes fortement installés sur les lignes des crêtes enlevées à l'ennemi. En Argonne, nous avons pris 300 mètres de tranchées entre le Four-de-Paris et Bolante et repoussé deux contre-attaques. Une autre attaque a été refoulée aux Eparges, sur les Hauts-de-Meuse ; une autre encore, au nord de Badonviller, en Lorraine.
La nouvelle tentative ébauchée par von Hindenburg dans la région de Prasznisch, en Pologne, n'a pas réussi.
Les forts de Gallipoli, dans les Dardanelles, ont été presque détruits par les obus du grand superdreadnought anglais, le Queen Elisabeth. Le bombardement de Smyrne est toujours très intense et le gouverneur de la ville a donné l'ordre de départ à tous les non-combattants.
On a acquis la conviction à Rome que l'Allemagne prêchait la révolte en Tripolitaine et vendait des fusils français aux Libyens. Cet acte de duplicité et de trahison irrite vivement les journaux de la Péninsule.
L'Eitel-Frédéric est réparé dans le port de Virginie où il est entré. Mais on ignore à quel moment et comment il en pourra sortir.
De nouvelles polémiques se sont ouvertes entre les journaux allemands au sujet des conditions de la paix.

 
 
Le préfet de l'Isère écrit aux communes du département au sujet des demandes de mises en sursis d'appel des gardes champêtres mobilisés.


 
Le 17 mars 1915
 
L'armée britannique a repris toute les tranchées de Saint-Eloi. Nous avons repoussé une fois de plus l'ennemi à Notre-Dame-de-Lorette, en lui faisant des prisonniers. Progrès en Champagne, au-delà de Souain et de Beauséjour. Attaques ennemies brisées dans l'Argonne.
L'état-major allemand reconnaît son échec de Neuve-Chapelle.
Une manifestation interventionniste très caractérisée a eu lieu à Milan.
Le Japon envoie des troupes en Chine. Les Célestes qui avaient refusé à leur voisin certaines concessions d'ordre économique et qui avaient réclamé de lui la restitution immédiate de Kiao-Tchéou, se montrent fort inquiets. Yuan Chi Kai a manifesté le désir de faire appel à l'Angleterre.
Le major Mohradt, le critique militaire du Berliner Tageblatt et le plus influent d'Allemagne, avoue, pour la première fois, qu'il doute de la victoire.
 



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