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1er au 6 septembre 1914

Il faut distinguer entre l'offensive allemande qui était de pousser sur Paris, et le plan allemand, nous abattre avant de se porter contre la Russie.
L'offensive a réussie, le plan échoué.
Le succès du plan allemand était subordonné à des conditions de temps.
Première condition : il eût fallu crever notre couverture. Notre frontière du Nord-Est restait moins solidement gardée que notre frontière de l'Est. Il eût fallu pouvoir y jeter, en quelques jours, le gros des forces allemandes. Ce fut fait en trois semaines.
La résistance de la Belgique a ralenti l'offensive allemande.
Notre frontière franchie, il eût fallu que l'armée allemande pût marcher sur Paris. Chaque pouce de territoire lui a été disputé. Nous n'avons reculé nulle part qu'après de durs combats.
Dans les Ardennes et en Lorraine, les troupes allemandes ont été repoussées avec de très grosses pertes.
La principale colonne de l'armée d'invasion avance. Elle était hier dans la forêt de Compiègne. Elle ne reculera devant aucun sacrifice pour nous faire entendre son canon. Nous sommes habitués à voir ses avions. Cependant sur ses flancs, nos armées et l'armée anglaise continuent, soit à manœuvrer, soit à combattre.
Malgré l'énorme poussée de plus d'un million d'hommes, l'heure marquée pour notre chute par l'état-major allemand est donc passée. Nous sommes debout. Nous tenons.
Et, dès lors, c'est l'état-major allemand qui avoue l'échec de son plan. Il devait se retourner contre les russes qu'après nous avoir abattus. Et voici deux jours que les trains succèdent aux trains, emportant de Belgique en Prusse des troupes destinées à disputer aux Russes la route de Berlin.
 
6 – 13 septembre 1914 : 1ère BATAILLE DE LA MARNE. Du 6 au 10, BATAILLE DES DEUX MORINS

Ils ne reviendront pas....

ALAMELLE Émile Marcel Faustin
Sous-Lieutenant - 69e R.I. 
1er Bon, 3è Cie
décède le 01/09/1914 à Deuxville (54)
 




 




  POUZET Charles Ernest
  Sergent - 159e R.I. 
  décède le 01/09/1914 à Saint-Benoît (88)
ALLEGRET Louis Marius
BARRAL François Joseph
BAS Jules Aimé
BELLET François Xavier
BETTOU Alexandre Maximin Joseph
BOURGEAT Joseph Émile
BOUVIER Paul Antoine Joseph
BRECHON Laurent Auguste
BRUCIN Joseph Jérémie
CARCEL Marius Étienne
CÉZARD Joseph
COLIN Marius Constant
EMPTAZ-POLICAND Paul
GAUTHIER Jean Marie
GUILLOT-PATRIQUE Louis
HUGUET François
JAYET Louis Joseph
MABRU Laurent François
MARQUIS Henri Michel
MOURIER Etienne François
NUGUES-BOURCHAT Henri
PATUREL Marius Lucien
PÉNELON Louis Jules Gustave
PERNET Benoît
PILLET Louis Maurice Marie
PLOSSU Julien Aimé
POUZET Charles Ernest
PUISSANT Louis Auguste
RAMBAUD-RAFFINET Eugène Pierre Jean Baptiste
SOULLIER Julien Pierre
VIALLIS René Eugène
 
GIRAUD Paul Eugène, Caporal - 157e R.I. 
décède le 01/09/1914 à Saint-Benoît-la-Chipotte (88)
 

le 7 septembre 1914

Dans la grande action engagée entre l'armée franco-anglaise et l'armée allemande sur le vaste front qui s'étend de la région de Meaux aux approches de Verdun, tandis que nous avons dans les Vosges des succès partiels, et lorsque la reste sans changement à notre centre, l'armée de Paris livre sur l'Ourcq des combats heureux et la progression des troupes franco-anglaises s'accentue à notre aile gauche.
Le ministre de la Guerre, au nom du gouvernement et du pays tout entier, adresse aux défenseurs et à la population de Maubeuge, l'expression de son admiration pour leur attitude héroïque. Le gouverneur de la ville est cité à l'ordre du jour des armées.
Les Russes détruisent deux divisions de l'armée autrichienne de Lemberg, battent une seconde armée dans la région de Lublin, et s'emparent des puissantes fortifications de Nicolaïeff, détruisant les coupoles blindées et prenant 40 canons et de fortes quantités de munitions.
La panique grandit à vienne, où 20000 hommes sont employés à des travaux de défense. L'Autriche, aux abois, convoque en hâte ses dernières recrues.

le 8 septembre 1914


La marche en avant des armées allemandes en France est complètement arrêtée.
Elles subissent des échecs sensibles à Fère-Champenoise et à Montmirail, et cherchent vainement à enrayer notre offensive sur les rives de l'Ourcq, où leurs attaques furieuses demeurent sans succès.
Il en est de même dans la région de Nancy, tandis que nous reprenons, plus à l'Est, la crête de Mandray et le col des Fourneaux.
Nos alliés anglais progressent sur la Marne, entre Meaux et Sézanne, nous faisons de nombreux prisonniers et nous nous emparons de caissons et de mitrailleuses.
Une nouvelle tentative des Allemands contre Anvers est arrêtée par l'ouverture des écluses. Une partie de l'artillerie ennemie, qui s'était avancée vers Termonde, est perdue. En même temps, l'artillerie belge ouvre un feu violent sur les troupes allemandes, leur tuant un millier d'hommes et en blessant près de trois mille.
La situation ne varie pas en Prusse, mais de vifs combats s'engagent en Galicie, où les Autrichiens poursuivent leur retraite dans des conditions pénibles. Leurs pertes sont énormes et de nombreux régiments sont complètement décimés.

le 9 septembre 1914

 
On ne signale aucun changement notoire à notre droite, non plus qu'au centre, où l'avance de nos troupes s'est maintenue. A gauche, au contraire, malgré tous leurs efforts contre l'aile groupée sur l'Ourcq, les Allemands ont été contraints de reculer de 40 km, tandis que l'armée anglaise franchisait la Marne.
Tous les renseignements recueillis auprès des blessés français ou des prisonniers allemands s'accordent pour établir que l'ennemi manque de munitions et est en proie à une extrême fatigue.
Deux drapeaux pris sur l'Ourcq à l'ennemi ont été apportés au quartier général de l'armée de Paris. L'un était celui des fusiliers de Magdebourg, décoré de la croix de fer en 1870. Le fantassin réserviste Guilmard, qui s'en est emparé, a été félicité par le général Galliéni, qui lui a remis la médaille militaire.
Il se confirme que l'empereur Guillaume est venu assister aux récentes opérations de ses armées dans la région de Nancy, et l'on assure qu'il est reparti très mécontent de l'inutilité de leurs attaques.
Lord Kitchener demande à Mr Millerand de transmettre au général Joffre les sentiments de l'armée anglaise, heureuse et fière de coopérer avec nos troupes et de leur prêter un appui sur lequel elles pourront toujours compter.
Les Autrichiens, unis aux Allemands, sont battus dans la direction de Lublin et sur la rive gauche de la Vistule. De grandes batailles sont engagées depuis Rawa-Ruska jusqu'au Dniester, où l'armée autrichienne, battue à Lemberg, a reçu des renforts.
Les Serbes et les Monténégrins pénètrent sur le territoire autrichien.
 
 


le 10 septembre 1914

 
En France, sur tout le front, la bataille continue. C'est seulement sur le route de Château-Salins que les Allemands marquent une légère avance, compensée, dans la même région, par celle de nos troupes vers la forêt de Champenoux.
Au centre et à droite, la situation reste la même, tandis qu'à gauche le recul de l'ennemi s’accentue ; entre Château-Thierry et Vitry-le-François, la garde prussienne est repoussée au-dessus des marais de Saint-Gond; en même temps, l'armée franco-anglaise, qui a passé la Marne entre la Ferté-sous-Jouarre et Château-Thierry, gagne encore vingt kilomètres sur les Allemands, auxquels les Anglais prennent des mitrailleuses et font de nombreux prisonniers.
Un drapeau allemand, conquis le jour même traverse Paris, aux applaudissements de la foule, et l'on apprend que le prince Joachim, deuxième fils de l'empereur Guillaume, a été grièvement blessé dans les combats de Saint- Gond.
Les Russes continuent de masser des troupes en Prusse, pendant qu'ils poursuivent leurs succès en Galicie. Ils battent les Autrichiens sur les lignes de Rawa-Ruska, après quatre jours de lutte et entament une autre grande bataille, au sud de Lemberg, contre plusieurs corps autrichiens renforcés de deux corps allemands.
L'offensive serbe et monténégrine se poursuit victorieusement, et les Serbes s'emparent de Semlin.
Le nouveau pape exprime son horreur pour la guerre actuelle, dans un appel adressé au monde catholique, et demande aux chefs d'Etat et de gouvernements de hâter la conclusion de la paix.

 


Prisonniers allemands en route vers la Bretagne, photographiés dans un wagon
 
Les convois de prisonniers se suivent de si près que, le long des voies ferrées, la population, blasée, se dérange à peine pour aller voir les vaincus. D'une façon générale, les soldats allemands, abattus et démoralisés, se montrent d'une douceur, d'une obséquiosité qui ne trompe d'ailleurs personne ; mais les officiers affectent une attitude arrogante et hautaine. Exténués et affamés, les prisonniers dorment lourdement sur la paille des wagons pendant la plus grande partie du voyage. Leurs gardiens les traitent avec humanité.

 
Ils ne reviendront pas...
  • TRAYNARD Jules au 99e RI (MPF)


 

le 13 septembre – 1er novembre 1914 : la 1ère BATAILLE DE L’AISNE

25 septembre 1914


Des progrès se marquent - et des progrès importants.
Entre Somme et Oise, nous avons marché vers Roye, tandis que plus au nord un détachement occupait Péronne et s'y maintenait malgré les attaques furieuses de l'ennemi. Une accalmie s'est marquée vers Reims. Dans l'Argonne et les Hauts-de-Meuse, les attaques ennemies ont dû cesser, comme l'offensive de quelques colonnes en Meurthe-et-Moselle.
Les dépêches de Petrograd insistent à juste titre sur la valeur de la bataille gagnée par les Russes à Jaroslaw.
Des navires austro-hongrois out coulé sur des mines dans l'Adriatique.
Le croiseur allemand Emden a jeté quelques obus sur Madras dans l'Inde anglaise.
Le gouvernement russe a publié un Livre orange, c'est-à-dire un recueil de documents diplomatiques qui est écrasant pour l'Allemagne et pour L'Autriche. Il atteste une fois de plus que les deux puissances germaniques ont voulu la guerre à tout prix.
 
26 septembre 1914
 
 



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